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Le Bel Âge : Le blog senior de Stannah

Vivre à domicile, le souhait d’une majorité de personnes

Vivre à domicileLe documentaire « J’y suis, j’y reste » conclut une étude sur les motivations des seniors à rester vivre le plus longtemps possible chez eux. Elle a été menée par Marie Delsalle, psychosociologue, Pascal Dreyer, chargé de mission chez Leroy Merlin Source, et Jean-Paul Filliod, socio-anthropologue, avec le partenariat de Réunica. Ils ont donné la parole à une douzaine de personnes qui ont fait le choix de rester chez elles malgré un âge avancé et parfois des difficultés à se déplacer.

Ne pas rompre avec ses habitudes de vie

La première des motivations pour rester chez soi est de ne pas rompre avec ses habitudes de vie et de rester libre. Ainsi, Madeleine raconte qu’elle a vendu son appartement en viager pour avoir les moyens de le conserver. André évoque comment il a refusé l’invitation de sa fille à venir habiter près de chez elle. « Pour moi la liberté, cela a une très grande importance ! Je ne suis pas comme un oiseau, mais je tiens à ma liberté. » explique-t-il. Pierre et Henriette ajoutent : « Notre maison, ce n’est pas qu’elle est belle, mais on est libre, on se couche quand on veut, on mange quand on veut, on regarde la télé quand on veut. Il y a de la liberté quand même. »

Le désir de « rester chez soi » ne signifie pas systématiquement le refus du changement de logement. Nicole et Monique parlent d’un appartement qu’elles habitent depuis peu et qu’elles ont choisi parce qu’il est mieux « adapté » à leurs difficultés d’aujourd’hui. « C’est quand on va bien que l’on est capable d’aménager des choses intelligentes » raconte Monique qui a sollicité un ergothérapeute pour un diagnostic. Elle a fait installer une douche à l’italienne et des barres d’appui. C’est son fils qui a réalisé les aménagements.

La maison de retraite : le plus tard possible

Toutes les personnes interrogées ont déjà ou sont prêtes à aménager leur domicile (monte-escaliers, téléalarme, sanitaires adaptés, domotique, etc.) et/ou faire appel à une assistance humaine (aide et soins à domicile) pour rester « chez elles ». Pas question d’aller vivre en maison de retraite. « Une résidence ? Il faudrait vendre la maison, ce n’est pas possible », réagit Rolande. Et puis il y a le lien social, ces activités qui permettent de voir les amis, de continuer à « vivre parmi les autres ». Madeleine confirme : « Ma vie active, c’est ce qui fait ma joie de vivre maintenant ! Quand on est dans l’action militante comme moi, on construit des choses avec d’autres et c’est cette construction commune qui fait qu’il reste quelque chose qui, derrière, subsiste. » Irène a encore beaucoup d’amis qu’elle retrouve pour jouer aux cartes : « Vivre chez mes enfants ? Ah non, ça ne se fait plus, je ne veux pas les embêter ».

Pour tous, le lieu de résidence est l’endroit où l’on passe l’essentiel de ses journées, entouré de ses objets familiers et, si c’est possible, non loin de sa famille et de ses amis. Au moyen de quelques aménagements, « on cherche à le rendre plus confortable afin d’y rester le plus longtemps possible, dans un environnement rassurant ».

Pour voir le documentaire et retrouver le dossier complet de l’étude, rendez-vous sur www.leroymerlinsource.fr