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Le Bel Âge : Le blog senior de Stannah

Le Ho’oponopono, une nouvelle spiritualité

On le doit aux anciens Hawaïens pour lesquels c’était une tradition sociale et spirituelle très importante. Le Ho’oponopono était d’ailleurs dirigé par un prêtre guérisseur pour soigner aussi bien les maladies physiques que psychiques au sein des familles. Chez certains Polynésiens, on pratique encore aujourd’hui ce rite de pénitence pour racheter ses fautes. Aujourd’hui, c’est une nouvelle « technique de développement personnel » que l’on pratique seul. L’idée de base : faire le tri de ses pensées et se décharger de tout ce qui est négatif pour bien avancer dans la vie.

C’est en 1976 que Morrnah Simeona, une « kahuna la’au lapa’au » (littéralement gardienne du secret et spécialiste guérisseuse) a adapté l’ancien ho’oponopono aux réalités sociales de notre temps. Influencée par son éducation chrétienne, elle a relié la tradition hawaïenne à des prières au Créateur Divin. Moins ancrée dans la religion, la version de Hew Len, son disciple, représente depuis 1992 le courant le plus apprécié des adeptes. Le but : « conduire l’Homme au statut-zéro, où il aurait des possibilités infinies, pas de mémoire, pas d’identité. »

 

« Je t’aime, pardonne-moi, je suis désolé, merci »

Pour atteindre cet état, nommé «  L’Identité de Soi-Même », il faut répéter incessamment un mantra très simple : « Je t’aime, pardonne-moi, je suis désolé, merci. » Car pour Hew Len, les problèmes n’ont pas de rapport avec la réalité à l’extérieur de soi, mais tout viendrait de l’intérieur. « Lorsqu’on prend la responsabilité de sa vie, on est totalement responsable de tout ce que l’on voit, entend, sent ou apprend d’une façon ou d’une autre. » Quelques autres « trucs » : boire de l’eau solarisée une heure dans une bouteille bleu cobalt (pas facile à trouver), manger des fraises et des myrtilles (ça efface les mémoires) et pratiquer certaines formes de respiration (type yoga). Si cette méthode semble donner des résultats spectaculaires (le docteur Hew Len aurait guéri une salle complète de patients aliénés criminels), chacun doit se faire sa propre opinion. Pas de gourou, pas de secte, pas de prière à dieu et pas d’obligation financière, c’est le credo de ses pratiquants. Mais où va l’argent des livres de Hew Len et de ses disciples ?