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Le Bel Âge : Le blog senior de Stannah

La pomme : Croquez-la à pleines dents, c’est un trésor de bienfaits !

Si la pomme est une bonne source de glucides et est très hydratante, elle a aussi une action sur le muscle et sur la fonction respiratoire. C’est un fruit bénéfique pour tous et encore davantage pour ceux qui exécutent des efforts soutenus. En effet, le fructose, sucre le plus présent dans la pomme, permet de compenser les hypoglycémies et les « coups de pompe » lors des exercices physiques. La consommation de pommes participe au « resucrage » et à la réhydratation nécessaire après la perte d’eau due notamment à la transpiration. La pomme contient 85 % d’eau. Au cours de l’exercice physique, les microlésions et la production de radicaux libres agissent sur le tissu musculaire. Ces effets sont d’autant plus marqués que l’intensité des efforts est élevée et que le sujet est non entraîné.

Une équipe japonaise a montré que la pomme agit sur la fonction musculaire grâce à ses antioxydants. Des analyses sur des rats recevant des polyphénols de pomme ou non (groupe témoin) ont montré l’impact de contractions isométriques des muscles jumeaux de la jambe répétées sur sept jours, induites par des stimulations électriques et des dorsifiexions forcées de la cheville. Les rats ayant reçu au préalable une alimentation riche en polyphénols de pomme pendant trois semaines ont subi une altération musculaire nettement inférieure à celle des rats témoins et les concentrations plasmatiques d’indicateurs du stress oxydatif étaient significativement moindres chez les rats recevant les polyphénols de pomme. Plusieurs travaux ont montré aussi un effet de la pomme et en particulier de la quercétine (un puissant antioxydant présent dans la peau) sur la fonction respiratoire, action intéressante lors des efforts physiques. La consommation de cinq pommes par semaine, ou plus, augmenterait la capacité respiratoire de 138 ml par rapport à une alimentation sans pomme (après ajustement de l’indice de masse corporelle, le tabagisme, la consommation énergétique et les facteurs socio-économiques).

Dans une large étude américaine pratiquée avec 30 018 femmes de plus de 45 ans, les chercheurs ont noté que la consommation de deux à six pommes par semaine ou d’une pomme par jour permettrait une diminution significative du risque de développer un diabète de type 2 par rapport aux femmes ne consommant pas de pommes. Les auteurs suggèrent un effet de polyphénols de la pomme et en particulier des catéchines via un effet protecteur antioxydant sur les cellules bêta pancréatiques et des dihydochalcones qui agissent sur le transport du glucose au niveau intestinal. Mais ces mécanismes doivent être confirmés.

La richesse en fibres et en antioxydants de la pomme, sa capacité à réguler le poids corporel, son action favorable sur le métabolisme des lipides et sur les risques cardio-vasculaires font de la pomme un atout très profitable. Il est bon de manger la pomme avec sa pelure dont le pouvoir antioxydant serait de deux à six fois plus élevé que celui de la chair. Certains vont même jusqu’à dévorer le fruit entier, sans la queue !

Rouges, vertes, jaunes, les pommes sont une bonne source d’antioxydants et de fibres alimentaires. Golden, Granny Smith, Gala, Red delicious, Jonagolf, Boskoop, Reinettes, Idared, Spartan, etc… les variétés sont nombreuses, les plaisirs ainsi renouvelés. La pomme peut se manger crue, cuite, en compote, en accompagnement de mets, en gelée, en pâte, en confiture, en jus… et en institut ! En effet, sur les traces du raisin, il existe maintenant en Normandie des instituts qui exploitent les bienfaits de la pomme en massages sur le visage et le corps.

« Une pomme par jour éloigne le médecin, pour peu que l’on vise bien » Winston Churchill.