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Le Bel Âge : Le blog senior de Stannah

La magie des lieux-dits, le bonheur au bout du chemin.

Drôle de parcours, direz-vous ! Sauf si derrière ces noms pleins de promesses se cachent en réalité des hameaux ou de minuscules bourgades. Car notre joli pays est truffé de lieux-dits dont la petite histoire s’est souvent perdue avec l’avènement d’une certaine modernité. Pourtant, à la campagne, les supermarchés ne sont jamais loin de drogueries et autres merceries aux vieilles enseignes, la succession des ronds-points mène parfois à de petites routes où l’on trouve encore des publicités délavées de Dubonnet. Survivent donc aussi ces panneaux de tôle plus ou moins rouillés qui font le bonheur des photographes amateurs et permettent de raconter de belles anecdotes.

Olivier Lemire a parcouru près de 450 kilomètres pour relier « la Vie » dans la Creuse à « la Mort » dans le Doubs…
Moins funeste, le lieu-dit « Les Femmes », en Ardèche, est distant de 613 kilomètres de celui dénommé « Les Hommes » au coeur de la Gironde. Cela ne facilite pas les rencontres.

Seulement quelques kilomètres entre « Jésus » et « Judas»

Si, dans le Cher, le hameau de « La Foule » ne compte… que quatre maisons, plusieurs jeunes couples sont en train de « repeupler » celui de « La Compagnie» dans l’Aveyron. Côté religion, « Jésus » et « Judas » ne sont distants que de quelques kilomètres, non loin des bords de la Garonne. Mais tous ces endroits ne seraient pas les mêmes sans leurs habitants. En partant à leur rencontre, Olivier Lemire est allé de surprise en surprise. Ainsi, le seul et unique résident de « La Joie » a vraiment du mal à décrocher un sourire à son visiteur. L’habitante de « La Peur », sur les coteaux du Mâconnais, n’est vraiment pas du genre à se laisser intimider. Et les jeunes agriculteurs de « La Retraite » n’ont pas vraiment le temps de faire la pause tant ils sont débordés.

La poésie au détour du chemin

Il faut oublier le train ou la voiture et privilégier le vélo ou la marche afin de découvrir ces lieux étonnants au sommet d’une colline ou au détour d’un chemin vicinal. Et si l’on peut tomber aussi bien sur « L’Enfer » que sur « Le Paradis », il n’est pas rare d’y humer un parfum de lyrisme. Ce ne sont pas les habitants de « Regarde-moi venir », d’« Écoute s’il Pleut » ou d’« Aux anges et Misère » qui diront le contraire.