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Le Bel Âge : Le blog senior de Stannah

La généalogie : Dessine-moi un arbre… Bien enraciné !

“J’ai commencé mes recherches en 2005 mais l’idée me titillait depuis longtemps. Je voulais connaître mes aïeux, leurs origines, leurs professions, leurs vies en remontant le plus loin possible dans le temps” explique Pierre, un actif retraité de la police qui a justement l’impression de se livrer à une véritable enquête en s’interrogeant sur l’histoire et la vie de ses ancêtres. Il est remonté au XVIIe siècle. “La base de départ, c’est la recherche aux archives départementales, ce qui entraîne des déplacements sauf lorsque ces archives ont été numérisées. Dans ce cas, via internet, on peut tourner chez soi les pages d’archives paroissiales parfois antérieures à 1600” poursuit-il. Il utilise plusieurs sites internet dont “geneanet”.

Il faut partir de ses proches ancêtres grâce aux livrets de famille, baux, contrats de mariage, etc. Les registres d’état-civil datent de septembre 1792. Avant cette date, les registres paroissiaux donnent de nombreux renseignements. Les tables décennales, les archives notariales sont des mines d’informations mais plus on remonte dans le temps et plus les lectures, les traductions sont difficiles. “L’un des problèmes, c’est de transcrire le résultat des recherches, de trouver le bon logiciel d’archivage” précise notre interlocuteur qui ajoute que ses enfants n’auront pas à faire ce travail et qu’ils lui en sont reconnaissants.

Quelles sont les raisons de cet engouement, simple passe-temps pour les uns, passion dévorante pour d’autres ? Bien sûr, la dispersion des familles qui caractérise notre époque incite à partir à la quête de ses racines. À l’heure où la famille manque souvent cruellement de repères, rechercher ses origines permet de trouver un ancrage dans l’histoire familiale. L’attrait récent pour l’histoire et particulièrement pour l’histoire locale a aussi éveillé l’intérêt de nombreuses personnes. Les moyens de connaissances et d’information facilitent des recherches parfois fastidieuses. Internet permet de remonter le temps et d’en gagner. Les Mormons qui construisent aux Etats-Unis l’arbre généalogique de l’humanité numérisent aujourd’hui le fruit de leurs patientes recherches.

Le site internet “ancestry” contiendrait 8 milliards de données généalogiques dans ses 28 000 collections historiques incluant plus de 65 millions de noms français. À Paris, par exemple, les archives en ligne ont dépassé les 5,6 millions de pages ! Le passage en revue des listes des actes des congrès de généalogie est impressionnant.

La généalogie n’est pas réservée à une élite. Elle concerne tous les publics et les jeunes aussi. Et d’ailleurs elle pousse même la porte de certaines écoles, car elle peut jouer un rôle de construction de la personnalité.

Le Forum national de généalogie, Gene@2010 aura lieu les 25 et 26 septembre 2010 à Paris. Ce forum est organisé en partenariat avec les archives nationales et les associations. Des conférences sont inscrites au programme de cette manifestation dont l’entrée est gratuite.