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Le Bel Âge : Le blog senior de Stannah

Comment passer du bon temps avec ses petits-enfants

petits enfantsOn a tous entendu cette phrase prononcée par une grand-mère gâteau ou un papy rebelle : «On n’est pas là pour les élever, mais pour les gâter !» Eh oui, quand nos petits-enfants débarquent à la maison ils ne sont pas là pour réviser la dernière leçon de calcul, mais pour profiter d’une pause dans une routine familiale souvent exigeante (école, règles de vie et bonnes manières) à laquelle on tente d’échapper pour notre plaisir et le leur. Plus encore, c’est l’occasion pour nos petiots d’en savoir plus sur la «vie d’avant», «Tante Gertrude qui était résistante pendant la guerre» mais surtout de découvrir en notre compagnie les trésors cachés de la campagne, de la forêt et même de la ville.

Changer la couleur des fleurs en un clin d’œil

En ville, une tige de pissenlit peut se transformer facilement en un pipeau, une série de plumes de pigeons en coiffe d’indien et il est possible de devenir un grand magicien en changeant la couleur des fleurs. Il suffit de laisser tremper la tige d’une fleur blanche (rose, marguerite ou dahlia) dans un verre d’encre bleue ou violette (ou autre colorant alimentaire) pour voir la belle prendre une nouvelle teinte. Si l’on a un jardin à portée de jambes, l’aventure commence. Que peut-on faire d’un gros tas de feuilles mortes en automne ? On s’y vautre et même s’y camoufle entièrement avec délectation. Ensuite, pourquoi ne pas en ramasser les plus belles pour en faire un herbier ou… pour jouer les artistes. Il faut donc en enduire chacune de peinture gouache, les répartir sur une feuille de papier blanc, puis de les couvrir avec un autre papier. On soulève et le résultat est souvent étonnant. C’est alors l’occasion idéale pour leur expliquer avec des mots simples pourquoi les végétaux rougissent en automne : «la chlorophylle, qui permet de transformer une partie de l’air et de la lumière en énergie nourrissante, disparaît avec le froid. Elle laisse la place aux autres pigments du végétal à majorité jaune et orangé.»

Une cabane à insectes et une dégustation de baies

En carton, sous forme de tente ou bien sûr en bois, la fameuse cabane reste un classique pour tous. Selon ses moyens, on utilise l’emballage du nouveau réfrigérateur que l’on vient d’acheter (un coup de cutter pour faire la porte et les fenêtres) ou fixer solidement ensemble un grand bâton (1 fois et demi la taille de l’enfant) sur deux bâtons courts
(2 bâtons de ski font l’affaire) plantés dans la terre (l’ouverture de la tente). Il ne reste plus qu’à couvrir avec un vieux drap, une couverture ou une bâche. Autre type de construction, on peut fabriquer un nichoir pour les oiseaux ou, plus original, une cabane à insectes. Il suffit de fendre une bûche en deux et de percer des trous de différents diamètres (mettez un panneau « interdit aux guêpes et aux frelons » !). Le soir venu, un drap blanc tendu entre deux arbres ou sur un mur permet, sous le faisceau d’une lampe torche, d’observer des dizaines de petites bêtes, sans jamais se faire piquer. Si le froid a commencé à s’installer, il est indispensable de passer à la gastronomie. Une chasse aux baies d’églantier ou de mûres, une course aux châtaignes à faire griller (les « vrais » marrons sont immangeables) ou une récolte de champignons (à apporter chez le pharmacien avant consommation) sont des activités très prisées par les enfants. Surtout, s’il y a une dégustation à la clef… Pour découvrir encore mille astuces et conseils pour passer de superbes moments en famille, plongez-vous dans «Au secours ! Mes petits-enfants débarquent !» de Louis Espinassous et Frédéric Lisak (Éditions Plume de carotte), une référence !